Joinville, la Marne et son histoire

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Joinville-le-Pont

 

Informations générales :

-          Département du Val de Marne (94)

-          "Gentilé" : Les joinvillais

-          Population : 17802 habitants

-          Maire : Olivier DOSNE

Joinville-le-Pont est une commune située sur la Marne qui fut créée en 1790 lors du démembrement de l’ancienne paroisse de Saint-Maur (aujourd’hui Saint-Maur-des-Fossés). La ville prit son nom définitif dans la première moitié du XIXème siècle. Elle s'appelait Branche-du-Pont-de-Saint-Maur.

 

La Marne :

Située à l’est du bassin parisien, elle est la plus longue rivière française (514 km) et traverse au total 6 départements. Principal affluent de la Seine, la Marne prend sa source sur le plateau de Langres. Etymologiquement, son nom est attesté dans « De la Guerre des Gaules » de Jules César, sous la forme latine de Matrona qui veut dire Dame.

 

Joinville au Moyen-âge :

Dès l’époque mérovingienne, la cité s’installe autour d’une abbaye, l’abbaye des Fossés qui fut fondée en mémoire du Roi Dagobert Ier (Roi des Francs vers 629-638/639) et ce aux alentours de 640. Elle accueillit les reliques de Saint Maur à la fin du IX siècle et prit ainsi le nom de l’abbaye de Saint Maur. Elle va par la suite prospérer et étendre ses possessions jusque Paris, Chartres et Meaux.

Les axes du développement de la ville sont le pont de la cité et la Marne. Dans une charte datée de 1205 entre Eudes (ou Odon) de Sully, alors évêque de Paris, et l’abbé de Saint Maur, on atteste pour la première fois l’existence du pont. Au sein de cette charte, Eudes dote l’abbaye d’un pont sur la Marne (le pont Olin, futur Pont au Lin). L’abbé, quant à lui, bénéficie du droit de péage perçu au franchissement du pont. Sa construction et l’activité économique qui en découlent lui donnent une importance vitale pour la cité.

Sur ce pont, on dénombre différentes activités économiques : auberges, péages, accueil des pèlerins, voyageurs et mariniers faisant halte dans la cité. Les trafics fluviaux et routiers sont donc les deux mamelles de la ville. La cité bénéficie aussi sur la culture de la vigne (qui se pratique sur les coteaux de la Marne) et de la présence de carrières. Les échanges avec Paris étant importants, le commerce de vin et de pierre permet à la ville de subvenir aux besoins de ses habitants.


Le pont de Joinville, lieu de bataille en période de conflits nationaux :

Durant l’époque moderne, le pont de Joinville va connaitre quelques troubles notamment dus à des batailles lors de guerres civiles : Guerres de Religion et Fronde.

En avril 1590, la garnison du pont tient tête aux troupes du Roi de France et de Navarre, Henri IV couronné un an plus tôt et pacificateur des guerres de religion qui disséminaient la France. La bataille entre l’armée royale et la garnison s’est traduite par la destruction de la totalité des habitations qui entouraient le pont.

En 1649, le pont subit une destruction orchestrée par les partisans de la Fronde. Trois ans après, les soldats du Condé (cousin de Louis XIV) le détruisent de nouveau. Il faut attendre le début du XVIIIème siècle et l’année 1718 (Régence de Philippe d’Orléans) pour que le pont soit construit en pierre.

Révolution et XIXème siècle :

Jusqu’en 1790 la ville dépendait de Saint Maur, mais sous l’impulsion du vicomte de Mirabeau (frère de l’écrivain et homme politique révolutionnaire) les habitants de la Branche-du-Pont-de-Saint-Maur proclament leur autonomie, leur indépendance territoriale et communale. A cette date, un premier maire est élu.

En 1830, sous le règne de Louis-Philippe, le maire de la Branche-du-Pont-de-Saint-Maur obtient par ordonnance royale que la commune soit désormais appelée Joinville-le-Pont. 

Culture locale :

La ville de Joinville-le-Pont est particulièrement connue depuis le XIXème siècle pour ses guinguettes installées le long de la Marne. Elles étaient prisées par les parisiens qui venaient y passer leur dimanche en bord de rivière. De riches familles y ont même fait construire de belles résidences, notamment sur l’île Fanac. Cette dernière s’est avérée très attractive pour les artistes de l’époque : peintres, sculpteurs, écrivains. De nos jours il reste encore quelques guinguettes telles que « Chez Gégène », qui s’animent pendant les week-ends.

 

Patrimoine de Joinville-le-Pont

 

L’île Fanac :

Située sur la Marne elle est le plus petit quartier de Joinville-le-Pont. Peuplée d'une centaine d'habitants, son accès ne s’effectue qu’à pied (ou par ascenseur pour les personnes handicapées). L’île Fanac est un site protégé au titre des sites pittoresques.

Elle est lieu d’accueil d’activités culturelles (école de musique municipale et école d’arts plastiques), et sportives (club de canoë-kayak et club d’Aviron Marne et Joinville).  L’école de musique (face à notre spot) est installée dans une ancienne guinguette nommée « Chez Julien » qui fut décrite par Emile Zola dans son roman « Au Bonheur des Dames » (1883).


La Marne à Polangis :

Envie de profiter d’un petit coin tranquille d’une manière originale ? La balade du bras de Polangis en Stand Up Paddle est faite pour vous. Creusé en 1886,  il traverse le quartier de Joinville-le-Pont portant son nom. Avancez au rythme des regards intrigués des Joinvillais profitant de leur terrasse en bords de bras ou passant sur un des ponts du canal. Laissez-vous glisser par le bruit de l’eau et de la nature avant de rejoindre la Marne.


Château de Parangon :

Le château est construit dans la deuxième moitié du XVIIe siècle par la famille Amelot. À la fin du XVIIème siècle, il appartient à Jean-Jacques Amelot de Chaillou, intendant des finances. 

À partir de 1857, le château accueille une école privée qui devient, de 1902 à 1914, l’école pratique agricole, commerciale et industrielle coloniale. Pendant la Première Guerre mondiale, le château est transformé en hôpital militaire pour l'armée américaine. A partir de 1947 c'est un centre d’accueil d’enfants. Actuellement il abrite les services sociaux du conseil général du Val-de-Marne. Le château a été inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1976.


Aviron Marne et Joinville :

La société nautique de la Marne est fondée en 1876. Six années durant, le club ne possédait pas de locaux adéquats pour stocker ses bateaux. De ce fait, ces derniers étaient entreposés à différents endroits qui longeaient la Marne.

Le 23 juin 1883, le club house voit le jour sur l’île Fanac et pouvait accueillir une centaine de bateaux. Il était équipé d’un dortoir, d’un gymnase, d’une librairie, d’un espace de détente ainsi qu’un bureau pour l’administration et le comité du club.

La société nautique de la Marne a formé des champions Olympiques et fut un des plus importants club d’aviron (Bernard Malivoire, Gaston Mercier et Raymond Salles sur l’épreuve de Deux avec Barreur, lors des JO d’ Helsinki).

En 1993, la Société Nautique de la Marne prend le nom de l’Aviron Marne et Joinville.  


La pagode de Joinville :

Le monastère Linh Son, visible depuis la station RER, est un haut lieu de la Congrégation bouddhique mondiale. Il regroupe une cinquantaine de temples à travers le monde. La pagode accueille aujourd’hui une vingtaine de moines et moniales et est l’un des plus importants bâtiments bouddhiques de la région parisienne.